Le village en poèmes ©.... 

 A n"emprunter" qu'avec l'autorisation de l'auteur et à condition d'indiquer  son nom "Jacqueline Bouley-Jacob" et le nom du village "Levernois")
J'ai  plusieurs fois  retrouvé le premier poème sur des blogs dont les auteurs avaient non seulement changé le nom du village , mais s'en étaient aussi attribué le texte! Certains blogs ont été fermés par le modérateur car je ne pouvais contacter l'auteur du blog (blog privé) pour lui demander de se mettre en règle. J'ai composé  d'autres poèmes sur mon village mais je ne les publie pas en raison de ce piratage.
                                                                                                                                 J.J

 Au secours! Le mouton du blason a pris la clé des champs...

 

 

 

Levernois, mon village...

Au lever du soleil mon village flamboie.
La mairie aux murs blancs, dans le jour qui poudroie
Voit passer les enfants s’en allant à l’école.
Les jardinets en fleurs fourmillent de bestioles.

A côté , le vieil Hauterot courbe le dos:
L’été à la fête on y danse le tango.
Trois platanes feuillus secouent leurs crinières
Au souffle caressant de la brise légère.

Bonne mère massive , entourée des maisons,
Gardienne des anges et de la Tradition,
L’église recueillie projette vers le ciel
La flèche du clocher à l’airain solennel

 Caché dans les arbres, le moulin barytonne;
La Bouzaise serpentine plus loin chantonne.
Au crépuscule tombant, les canards sauvages
Se posent en bandes le long de ses rivages.

A l’orée du village,les champs labourés,
Festonnés çà et là de vernes en bouquets,
Gigantesque damier entaillé par les sentes,
Et le golf qui déplie ses nattes verdoyantes...

Au sommet desVignottes,tout près du petit bois,
A l’abri d’un muret, un jardin et ses croix :
Ici parmi les fleurs, les âmes envolées
Ont trouvé le repos au terme des années...

 Mon village immortel,
Dans mon coeur s’ouvrent tes ruelles
Et sur mes amours,
La porte de Ta cour.
J.J




NOEL AU VILLAGE

En ce soir de Noël notre petit village
A paré ses ruelles de ses joyaux en strass,
Du chemin des Vignottes jusqu’à la rue Basse
Les lumières brasillent dans le paysage.

La mairie déroule ses colliers de perles fines
Et notre église ,d’éclat voulant rivaliser,
De la sacristie à la pointe du clocher
Egrenne un chapelet de lampes cristallines.

Dans le jardin ombreux de Monsieur Tout le Monde,
Les sapins en fête , diamantés et coniques,
Ont transformé d’un coup de baguette magique
Leurs pommes de pins en boules qui font la ronde.

Dans la nuit bleue, sous les étoiles éternelles
Ce soir encore , le Bonhomme Rouge viendra,
Chez les enfants d’ici... les enfants de là-bas,
Dans un geste d’amour poser le don rituel...

Tout le monde , bien sûr, croit au Père Noël!

J.Jacob

  Ballade d'automne

Les jours ont quitté leur robe couleur de mousse,

Le soleil s’est caché ,et le vent frisquet pousse
De lourds nuages gris où flottent des fumées.
La nature a revêtu sa rousse livrée.

Les merles frileux se muchent dans les bosquets ,
Personne n’entend plus leur mélodieux couplet
Les champs labourés étalent ,derrière les tamaris,
Une terre mouillée,couleur de pain d’épices.

 Dans les parcs, les jardins , jusque sous les tonnelles,
Un peu partout les feuilles mortes s’amoncellent ,
Sous les arbres nus qu’ont fui les hirondelles...
Les jours ont abandonné leur habit bleu pastel .

 

Ballade de printemps

Les jours ont abandonné leur aube de neige
De vent piquant, de brumes moites et de pluie .
Sous les rayons attiédis du soleil qui luit
La nature a revêtu son verdoyant sari.

Les oiseaux amoureux sifflent dans les taillis
Leur amour fidèle aux femelles alanguies.
Les jours ont abandonné leur aube de neige
De vent piquant, de brumes moites et de pluie.

Du plus petit jardin aux plus vastes prairies
Partout les fleurs reines se sont épanouies ,
Déployant leur corolles au printemps qui sourit .
Les jours ont abandonné leur aube de pluie.
 

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Les boîtes au lettres
Boîte aux lettres , petit coffre personnel
Qui avale chaque jour les plis officiels
Les messages confidentiels,
Les bonnes et les mauvaises nouvelles,
Le courrier du coeur
Et celui du percepteur.
On l’ ouvre chaque matin,
Parfois nonchalamment ,
Parfois le coeur battant.
Et, toujours dans l ‘espoir d’une surprise ,
On attend la lettre à Elise.
Il y a la boîte aux lettres de Monsieur Tout le monde
Qui ressemble à Monsieur Tout le Monde .
Elle est discrète : un trou dans un pilier ,
Ou bien dans un muret,
A moins qu’elle ne se confonde au portail
Où elle est accrochée.
Il y a aussi la boîte de Monsieur Le Bourguignon :
Un petit tonneau bien rond
Avec ses douelles de chêne percées ,
Et celle de Monsieur L’Ecolo
Qui ressemble tellement au nichoir
Que les oiseaux
Y bâtissent leur nid et la prennent pour perchoir.
Quant à la boîte de Monsieur Homme d’Affaires , toute en fer ,
On dirait un coffre fort avec sa façade austère.
De rouille vêtue, la boîte aux lettres de Monsieur Du Temps
Brinqueballe aux quatre vents ,
La porte ouverte , éternellement ...
Il y a aussi la boîte invisible, suspendue à l’anneau de Gigès,
Que l’on cherche en vain ,mais qui peut être partout ,
Derrière un volet , sur un banc de pierre, ou sous un gros caillou:
Le facteur y dépose
Chaque jour des lettres closes,
A moins qu’il ne frappe à la porte, histoire de dire bonjour,
Avant de remettre quelques billets d’amour.
Et puis, au village , il y a La boîte aux lettres
Celle de Monsieur Calembour
Qui conjugue tendresse et humour :
Un chalet de bois et ses poupées qui ,du haut du balcon , très poliment
D’un clin d’oeil charmant
Saluent
Le facteur ou le passant de la rue
Et sourient aux enfants .
J.J

La fête au village

C’est la Fête de l’été.
Sur l’Hauterot enguirlandé,
Pres des baraques bariolées
Fardées de roses en papier,
Les promeneurs, sans se hâter,
Ce dimanche s’en vont flâner...

 Aux accents d’un accordéon,
Le petit train, le “Vagabond”,
Balade à l’entour du village
Des bataillons d’enfants bien sages.

 Il y a du monde partout...
On frappe fort au chamboule-tout,
Tandis qu’à l’ombre , sur l’estrade,
Des musiciens donnent l’aubade.

 Pendant que roule la calèche,
Les tout-petits sont à la pêche,
Les plus grands tirent aux fléchettes,
Père devise à la buvette...

 Mais voici cinq heures du soir
Et les chevrettes se préparent.
Reine des prés prend le départ;
Las, Perce-Neige est en retard!

 La nuit tombe, bleue devient la place;
C’est fou comme les heures passent...
Adieu ...fanfare et loterie,
Il est tard, le FETE est finie!
J.J

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La Ballade des Bancs

Voici le banc de pierre:
Il n'a ni pieds ni dos
Et attend les badauds
Au bord de la rivière.

Lui, c'est le banc -caillou:
Près de la Grangerie
Il entend les mots doux
Des amoureux transis.

Voilà Urbain-le-Banc,
Bon genre et bon chic
Qui appelle, flegmatique,
Les promeneurs flânant...

Tout près du toboggan,
Où s'égaient les bambins,
Le vieux banc des mamans
Ecoute les potins.

Quant au banc de béton
Sis devant la mairie,
Il a tout d'un laid'ron
C'est dommage mais tant pis.

- Et moi , banc pique-nique
En dur bois exotique
J'ai trouvé mon coin
Là-Bas près du Moulin.

JJ

 


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Les croquis du village sont les réalisations de deux concitoyennes.

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