Si Levernois m'était conté... Blason - Photos d'autrefois - Histoires

 

LE BLASON

"Quel est notre pays, sinon un rêve que nous nous sommes raconté feuille à feuille, rameau d'or et feuille dorée, fontaine, arbre, rivière, cet invisible paradis." Kathleen Raine

Description héraldique: "D'azur à une brebis passante d'argent sur une terrasse de sinople, au chef d'or chargé d'une croisette de gueules accompagnées de deux feuilles de verne(aulne) ,aussi de sinople, posé sur croix de Malte."

Origine des symboles : Armoiries des Hospitaliers, à laquelle on a ajouté deux feuilles de verne rappelant le nom de Levernois. Les Hospitaliers de Saint-Jean eurent leur principale demeure à Levernois, avant de s'installer à Beaune, dans la quartier de la gare, faubourg St-Jean.

"Si l'on a pu dire que les peuples les plus heureux sont ceux qui n'ont pas d'histoire, Levernois doit être la plus heureuse des communes de France." J.B PIGNOLET ( 1890) Et de fait, le village échappa aux deux grandes épidémies de peste et de choléra qui décimèrent les communes voisines.
Le nom du village n'a jamais beaucoup changé .
De Vernoy , il devint Le Vernois, puis Levernois. ( lieu planté de vernes, arbres affectionnant les lieux humides. )Les archives communales n'offrent que les actes d'Etat Civil remontant à 1578. Mais le village existait déjà au 13ème siècle. Un recensement de l'époque précisait qu'il possédait 70 feux et une population de 350 habitants. Le lieu était très marécageux et les crues de la Bouzaise fréquentes

  

L'Eglise et la place


L'église Saint-Jean-Baptiste (XIIème remaniée) , avec son clocher carré et son choeur à chevet plat.


 
Le moulin Pallegoix sur la Bouzaise

La clinique du Dr Pfeiffer >


La maison de repos au début du XXème siècle

L'ECOLE DE JADIS - Que sont nos amis devenus?...

 Cliquez sur la vignette ci-dessus pour visualiser quelques photos de classe de 1933 aux années 50.

 


 Fête au village : louage des domestiques (lire ci-après)

 La Bouzaise

 La Bouzaise
Le mot Bouzaise Etymologie d'après Charles AUBERTIN dans "Les rues de Beaune":
"Je n'hésite pas à y déterrer le radical celtique "bos", bois, et "es", rivière, "is" n'étant qu'une superfétation latine.(...) Du reste, le mot celtique "bos", radical du bas-latin"boscus" confirme un fait généralement connu : que la source était environnée de bois ou tout au moins de bocages."
La bouzaise fut longtemps appelée populairement "La Bourgeoise".
D'autres donnent à ce nom une origine différente: "bosisis" , bois sacré où l'on célébrait le culte d'Isis chez les Eduens. La source,
bien sûr ,  était  chez les anciens un lieu de culte.

Si Levernois n'a pas d'Histoire , elle a comme tout village , ses historiettes...

 La cigogne sur la place... Au centre du village , la place présente un petit monticule de terre, (l'hauterot), planté de trois platanes. Située près de l'église, elle accueillait autrefois les assemblées communales et les fêtes.(photo ci-dessus et récits ci-dessous)) Le 11 juin 1781, la femme du charron , Françoise Mauguin, fut prise à la messe par les douleurs de l'enfantement, et transportée en hâte sur la place du village, elle mit au monde un petit garçon qui, toute sa vie, fut appelé Jean de l'Hauterot : par la suite il  donna son nom à la place actuelle ainsi qu'à la salle communale.

 

LA PLACE

"Avant la Révolution, l'organisation municipale était peu compliquée dans nos campagnes ou, pour mieux dire, il n'y en avait pas du tout. Ni maire , ni adjoint, ni conseil municipal. Survenait -il une affaire qui intéressât la Communauté, comme on disait alors; les habitants se rassemblaient au son de la cloche sur la place de l'hauterot, délibéraient en plein air, et à la pluralité des voix prenaient leur résolution."

  

Le louage des domestiques

 
 "Il avait lieu chaque année le 24 juin, jour de Saint-Jean-Baptiste, fête patronale du lieu...(carte-photo ci-dessus)
On y venait de cinq à six lieues à la ronde. Dès cinq heures du matin, le flot des serviteurs et des maîtres envahissait le cimetière et la place de l'église(...) La foire ouverte, des gens qui ne se connaissaient pas, qui ne s'étaient jamais vus entraient en pourparlers et, moyennant des ahrres, s'engageaient mutuellement pour une année.
A dix heures du matin, la place était vide; le domestique était libre ce jour-là et ne gagnait la maison de son nouveau maître que le soir et souvent le lendemain. Comme dans tous les marchés, l'offre dépassait parfois la demande. Aussi vers le milieu du jour voyait-on errer ça et là, comme des ombres exclues de  la barque, des groupes désolés. C'étaient des gens qui, ayant perdu leurs anciens maîtres, n'en avaient point trouvé de nouveaux. Une ressource leur restait pourtant; huit jours plus tard venait la Saint-Pierre, fête de Meursanges. C'est là que se rendait le résidus de Saint-Jean-Baptiste."

Vers la fin du XIXème siècle cette coutume se perdit mais la fête demeura jusqu'à la seconde guerre mondiale. En 1981, le comité des fêtes du village la fit renaître. Elle s'appelait la "Fête de l'Eté". Cette manifestation a été abandonnée en 1997 en raison de la difficulté à faire participer le village.

Les mariages

 "(...)Les noces se rendaient à l'église au son du violon. Tous entraient dans le Saint lieu à l'exception des jeunes gens qui restaient sous le portail pendant la célébration de la messe de mariage.
L'un d'eux faisant office de thuriféraire agitait en mode d'encensoir, un vieux sabot suspendu à une branche d'osier, remplie de poix, de chiffons, de vieux cuirs et de charbons allumés.
Ce manège durait jusqu'à la sortie des époux. A peine paraissaient -ils sur le seuil que les jeunes gens se précipitaient, puisaient à l'envi dans le sabot, et de tous les parfums qu'il contenait barbouillaient outrageusement le nouveau couple. Le plus simple était de se laisser faire et de bonne grâce. Toute résistance n'aboutissait qu'à un redoublement d'avanies dont la toilette des patients avait fort à souffrir. Cette bizarre cérémonie dont j'ai été le témoin, et qui symbolisait apparemment les épreuves de la vie conjugale, a duré jusqu'au mariage de Claude Laboureau, instituteur à Bligny sous Beaune, avec Marie Lécrivain, fille de Bénigne Lécrivain, instituteur au Vernois, mariage célébré le 17 janvier 1832."

J.B PIGNOLET - Extraits de "Notice sur le Village du Vernois - 1890

 Les rues ont la parole...

Comme beaucoup d'autres villages de notre " Douce France", notre commune d'avant-guerre ressemblait un peu à celui de Peppone. D'un côté , il y avait les villageois croyants, fidèles à la messe dominicale, et de l'autre les non pratiquants, mécréants de tous poils, qui passaient droit devant l'église , comme des Cucugnanais!...Le hasard avait regroupé les deux clans dans deux quartiers différents, et si aujourd'hui les sensibilités idéologiques interviennent moins dans les rapports entre les individus, il en allait autrement à cette époque marquée par la vieille querelle de la faucille, du marteau et ...du goupillon! En outre, comme on n'avait pas la possibilité de se divertir à l'extérieur, on s'amusait avec la vie locale .Ainsi les habitants avaient -ils rebaptisé la rue basse "rue des Soviets" et la route de Combertault "rue de Rome "! Un peu pompeux , mais pourquoi pas? Enfin bref, c'était le bon vieux temps, celui de Don Camillo aux couleurs levernoisiennes...

"Histoire de Madeleine-Josèphe" la cloche de l'église

La cloche a été refondue en 1961 car elle était fêlée  ! D'après les  anciens, cette « blessure » lui avait  été infligée un jour de baptême. A cette époque les enfants de chœur ne sonnaient pas à la volée, mais frappaient la cloche avec un maillet .

Or, ce dimanche-là, une famille de Levernois, après avoir eu six garçons, avait enfin le bonheur de baptiser une fille. Alors, est-ce  la  joie débordante qui donna une telle énergie aux garçons ? Toujours est-il qu’elle ne résista pas aux coups de maillet et qu’une fêlure s’en suivit qui la fit tinter comme une casserole ! Il fallut donc la refondre.

Les anciens se souviennent de son baptême à l’église, une cérémonie qui ressemble au baptême d’un enfant : elle trônait dans la nef, posée sur des tréteaux, dans son habit de fête, et à la fin de la bénédiction , les fidèles avaient été invités à défiler les uns après les autres, pour la toucher tout  en formulant un voeux.

 Son ascension dans le clocher se fit à bras d’hommes. A cette époque, le cimetière était encore au cœur du village et les cordes du palan avaient été accrochées aux tombes

Et puis un jour, la cloche s’est tue jusqu’à ce que le conseil municipal décide en, 2001, de la réveiller  en installant un système électronique qui l’actionne automatiquement.

C’est ainsi que Madeleine-Josèphe ponctue aujourd’hui nos journées comme au bon vieux temps !

André MONNOT raconte la libération du village le 7 septembre 1944


Prom'nons nous au "Vernois" (ancienne orthograple)Vous n'y rencontrerez pas le loup puisque le dernier fut tué au village en 1870 La rue de l' "éxécution" fut naturellement baptisée "la rue au Loup." Mais vous rencontrerez ,lors de votre balade ,de nombreux écureuils qui peuplent les parcs. Alors, venez flâner...

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